Un autre monde, celui qu’on n’imagine pas!

Découvrir un autre monde, celui que l’on n’imagine même pas. C’est ce qui m’est arrivé en visitant Rungis, cet immense marché aux portes de Paris.

Décrire ces grandes halles, c’est difficile. Tout est grand, immense. Tout est bien rangé, très ordonné. Chacun est à sa place et les visiteurs que nous sommes semblent être des intrus. Après les poissons, la viande, ce fut au tour des fromages puis des fleurs et enfin des fruits et légumes. Chaque halle a son atmosphère, son odeur, ses bruits.

Que de choses à regarder, tout est différent, les quantités, les couleurs, les odeurs et même les bruits. D’ailleurs, ce qui m’a le plus frappée, c’est l’ambiance de ce marché. Peu de voix, pas de cris, c’est presque le silence malgré la présence de vendeurs et d’acheteurs. On est là pour affaires, ce sont des choses sérieuses.

la halle des fruits et légumes.

Pour la variété des produits présentés et leurs couleurs, j’ai préféré la halle aux fruits et légumes. Des pommes, des citrons, des oranges, des ananas, des fruits exotiques, des légumes, plein de légumes de saison ou pas, il y avait tout cela et bien plus encore… Tout est rangé, organisé, calibré, très bien présenté.

Pendant la visite, j’ai oublié la provenance, l’empreinte carbone, tout ce que je regarde d’habitude, je me suis laissée emporter par ce que je voyais. Dans mes souvenirs, il me reste des couleurs, des impressions, des odeurs et des bruits… J’étais ailleurs, dans un autre monde, un monde que je n’imaginais même pas.

De retour du Jura, je me souviens…

De retour du Jura, je me souviens… des moments agréables passés ensemble, de la découverte des randonnées en raquettes, de la beauté des paysages.

Les couleurs m’avaient séduite. Les contrastes m’avaient surprise. La neige brillait sous le soleil de l’hiver. La forêt très sombre des épicéas dessinait la courbe des montagnes. Le chemin serpentait, semblant ne jamais s’arrêter. Au milieu des champs, les arbres se dressaient fiers, tellement puissants.

A mon retour, je me suis mise à la recherche de tissus et de fils pour garder en mémoire ce séjour à la montagne. Peu à peu, j’ai retrouvé la neige, le chemin, l’arbre dépouillé de ses feuilles et les épicéas serrés les uns contre les autres, le ciel bleu.

Le Jura, c’est terminé, du moins pour cette année! Bien sûr, il restera des photos, quelques cartes que j’aurai cousues et le souvenir des moments partagés. Bientôt, il y aura d’autres aventures, d’autres randonnées … et d’autres créations textiles.

le Jura sous la neige, je découvrais…

Le Jura sous la neige, en hiver, je découvrais… Il faisait beau, le soleil brillait, j’étais en bonne compagnie. Toutes les conditions étaient réunies pour que le séjour à Métabief soit réussi. Et il le fut.

Je n’étais jamais allée à la montagne en hiver, je n’en n’avais pas envie, j’avais un peu peur. Cette année, j’ai sauté le pas. J’ai vu les montagnes enneigées, j’ai chaussé des raquettes. Me voilà partie sur les sentiers du Jura avec tout un groupe de personnes bienveillantes et très sympathiques.

Ce fut une véritable aventure. Tout était nouveau, les paysages, les couleurs, la façon de se déplacer. Tout à coup, j’avais 10 ans et je découvrais le monde. J’étais étonnée, surprise, très concentrée. Je n’avais pas toujours le temps d’admirer les montagnes, les arbres chargés de neige. Mais, j’ai profité de chaque instant intensément.

Se lancer de nouveaux défis, OSER, et pourquoi pas?

Un geste d’autrefois: repriser un vêtement.

C’est un geste d’autrefois que je fais très rarement: repriser un vêtement. Et pourtant, je lui dois beaucoup. Grâce à lui, aujourd’hui, je couds, je brode, je crée, je fais de l’ART TEXTILE.

Raymonde a accompagné mes premiers pas en couture. Elle m’a appris à repriser. J’aimais bien mais je me suis un peu lassée au bout d’un certain temps. J’ai donc commencé à broder. Tout un univers s’ouvrait devant moi.

Maintenant, il est très rare que je reprise. Ce matin, j’ai ressorti mon matériel pour reboucher un trou sur la manche d’un pull. Une longue aiguille, du fil à repriser, mon œuf en bois, et c’était reparti! Bientôt, la reprise ne se verra plus, je vais coudre un coude dessus. Moi, je saurai que dessous, il y a une belle reprise.

Me souvenir de mes débuts, de la façon dont j’ai commencé à coudre, à apprivoiser le fil et l’aiguille. C’est un peu de nostalgie, beaucoup de moments partagés. C’était le chemin vers l’ART TEXTILE!

Les rencontres lors de promenades en hiver.

Les rencontres lors des promenades en hiver sont toujours les bienvenues. Les animaux, les fleurs, les gens se font plus rares. Il fait froid, il faut marcher un peu plus vite que d’habitude. Découvrir un âne, un cheval au détour d’un chemin me remplit de joie et me donne le courage de terminer la randonnée.

Ce jour-là, nous avons croisé des ânes dans un pré. Une autre fois, c’est un cheval. Je ne m’approche pas, je dis bonjour de loin. Leur rencontre apporte de la vie à la randonnée. Nous ne sommes pas seuls dehors. La promenade prend tout son sens.

Nous rencontrons aussi d’autres randonneurs, d’autres promeneurs. L’échange d’un sourire, d’un bonjour me met en joie.

J’aime ces très brèves rencontres, j’aime ces promenades au cœur de l’hiver.

Redonner de la vie aux feuilles mortes.

Redonner de la vie aux feuilles mortes, est-ce une bonne idée? Ce n’est pas très facile, une feuille morte, c’est fragile. Broder une feuille morte, c’est encore plus difficile, il ne faut pas qu’elle se casse lors du passage de l’aiguille et du fil. Il faut donc bien choisir sa feuille et y aller doucement, très doucement.

J’ai eu envie de tenter l’expérience. Je suis allée dans le jardin et j’ai ramassé des feuilles. Je les ai fait sécher puis je me suis lancée. Seules, les feuilles de magnolia ont accepté mon aiguille. C’est donc elles que j’ai brodées.

Toute seule, la feuille de magnolia était seule, paraissait triste sur mon tissu. Je lui ai trouvé une amie. C’est une feuille brodée qui attendait dans une boîte. Elle aussi était une expérience, mais je ne lui avais pas trouvé de place dans mes ouvrages.

J’aime faire des essais, j’aime surtout les réussir et pouvoir les mettre en valeur. Ce tableau me réjouit car grâce à lui, les feuilles mortes ont retrouvé de la vie. Et pour longtemps j’espère!

OSER… Encore et toujours il faut OSER!

OSER… Encore et toujours, il faut OSER. Ce n’est pas facile, il faut parfois se faire violence, mais que de satisfactions quand un jour, on saute le pas, et ON OSE!

OSER sera le titre de la prochaine exposition de mes créations proposée par les ateliers de la poêle percée à Chartres.

Il m’a été très difficile de montrer mes créations. Je ne voulais pas. Et un jour, j’ai osé… Le syndicat d’initiative de Courville sur Eure, la médiathèque de Saint Georges sur Eure puis celle de Courville sur Eure, la bibliothèque de Fontaine la Guyon et récemment l’office de tourisme d’Illiers-Combray ont accueilli mes créations. Ce sont à chaque fois des moments d’échange et de partage intenses, chaleureux et très émouvants.

Cette fois, ce sont les ateliers de la Poêle Percée à Chartres qui m’ont proposé d’exposer à la maison de retraite Notre Dame de Joie du 19 janvier au 23 février. J’en suis très heureuse. Je vous y attends avec impatience.

Maintenant, OSER, c’est expérimenter, se lancer sur des chemins différents, associer d’autre matériaux aux tissus. C’est aussi montrer, expliquer, partager, transmettre. Tout un programme! Encore faut-il se lancer ?

Une sauterelle sur le mur de la maison.

Une sauterelle sur le mur de la maison, c’était cet été! Elle était très grosse, bien verte, bref magnifique. On n’en voit plus très souvent, alors, nous l’avons admirée.

Observer une sauterelle, une mante religieuse, un triton, une grenouille, un crapaud, un rouge-gorge, une mésange, un pic-vert, un écureuil ou même le gros chat gris qui passe dans le jardin, c’est toujours un petit bonheur .

Ce jour-là, c’était une sauterelle qui était dans notre jardin. Une petite série de photographies et on s’en souvient.

Avoir un jardin est une source infinie de bonheurs, j’ai cette chance. Profitons-en, partageons ces moments avec tous ceux qui n’en ont pas!

Ce n’est pas un sapin, c’est un épicéa!

Ce n’est pas un sapin, c’est un épicéa! Je ne sais pas , mais c’est toujours un arbre de Noël. 

C’est vert, ça pique, ça sent la forêt. Alors, un sapin, un épicéa, un pin ou tout autre conifère ferait l’affaire, du moment qu’il ressemble à un arbre de Noël! 

J’ai réalisé cet arbre cette année. Il est tout vert, prêt à être décoré. Que va-t-on lui ajouter des guirlandes, des boules rouges? Qu’importe! Rien qu’en le regardant, on devine que c’est un sapin de Noël! Il sera le dernier de la galerie  du mois de décembre. 

J’aime les sapins de Noël. Mais j’aime aussi connaître, savoir, apprendre. J’ai donc cherché à reconnaître sapin, épicéa, cèdre, pin … C’est tout un univers à découvrir, le monde des conifères! Tout un programme! Je m’en réjouis déjà.

Joyeux Noël à tous!