Ouvrir sa boîte aux lettres, y trouver une carte.

Ouvrir sa boîte aux lettres et y trouver une carte dans sa boîte aux lettres, c’est un moment qui arrive rarement aujourd’hui. Un message, un texto, une photo envoyée par internet, c’est  bien. On se dit: « On a pensé à moi, à nous. ». Une carte, c’est autre chose! 

Ouvrir la boîte aux lettres, jeter un œil sur le courrier: des publicités, des factures et… une carte, On devient attentif. On se pose des questions: Qui ? Pourquoi? … On ouvre l’enveloppe, et on a les réponses. J’adore!!! 

Des fleurs bleues.

Moi, j’aime créer des cartes. Le plus souvent, elles sont en art textile. Je les fabrique en petites séries. J’en ai toujours  prêtes à être envoyées dans mes tiroirs.  

Parfois, je me mets au travail pour un événement particulier: une naissance, un anniversaire, un mariage, ou bien un deuil. Une carte dans tous ces moments de la vie, c’est important, on peut la garder, la ranger dans un placard et le retrouver beaucoup plus tard. Rarement, on la jette. 

Alors, qui trouvera bientôt une carte dans sa boîte aux lettres? 

Les murs peints dans la ville, j’aime!

Les murs peints dans la ville, j’aime. Les sculptures, les peintures, au même titre que les arbres, les arbustes et les fleurs embellissent les espaces urbains.

A Chartres, les murs se sont parés de très jolies peintures. Des façades apparaissent, on a envie de s’arrêter et de regarder. La ville s’anime.

Sur une façade bien triste, est apparu le portrait de Jean Moulin. On a l’impression qu’il est là depuis toujours. Quand l’histoire se mêle à l’art, les promenades dans la ville prennent du sens. On se pose des questions. Pourquoi un portrait de Jean Moulin à Chartres? On cherche… et on trouve!

Grâce aux murs peints, la ville devient moins hostile. On s’arrête, on les regarde, on en parle, ils deviennent un repère. J’espère que bientôt dans toutes les villes, grandes ou plus petites, les façades prendront de belles couleurs pour le plaisir de tous, habitants ou touristes.

Des fleurs rouges, tout un programme!

Des fleurs rouges, tout un programme! C’est la gaieté, la joie de vivre, tout va bien quand les fleurs sont rouges.
Elles m’inspirent. Cet ouvrage est le dernier que j’ai réalisé sur ce thème. Il m’a permis de partager ma façon de faire. Expliquer comment je fais, pas si facile. Moi, quand je couds, je ne vois pas les difficultés, je suis dans l’instant.

Poppies

J’ai fourni à chacune un tissu de fond, des tissus rouges, du fil vert et du fil noir. Découper des ronds sans les tracer, pas trop gros, ni trop petits. Les disposer sur le tissu, puis les maintenir par des points de nœud avec du fil noir. Ensuite, broder les tiges en point d’arête avec le fil vert. Je ne réalisais pas vraiment les difficultés qui furent surmontées dans la bonne humeur.

A la fin de l’après-midi, tout le monde avait un joli petit panneau, tout le monde était heureux. Cela m’a donné envie d’en coudre encore des fleurs rouges…

Le printemps s’est exposé aux jardins de Chartres.

Le printemps s’est exposé à l’EHPAD « les jardins de Chartres. Avec Marylou Belle, ce fut l’occasion de montrer nos créations textiles. Une exposition, une animation pour les résidents, des rencontres, ce fut une belle semaine.

Les portes se sont refermées. Au-delà des souvenirs, la vidéo reste le moyen le plus vivant pour retrouver l’ambiance de cette exposition.

A très bientôt, pour une autre exposition d’art textile bien sûr!

Le petit vélo rouge reprend du service.

Le petit vélo rouge était au repos. Les enfants avaient grandi. Mais aujourd’hui, il reprend du service. Il a eu droit à des vérifications en tout genre et à des pneus neufs. Un nouveau cycliste en herbe a besoin de lui.

le petit vélo rouge

Après un long séjour en Bretagne, le petit vélo rouge est revenu en Beauce. Il a un peu vieilli, perdu des couleurs, mais il a encore fière allure. Il est bien stable, pas trop haut, il a des roulettes, il est parfait pour les débutants.

Certains objets qui traversent le temps, notamment les jeux pour enfants. Ils font le bonheur de ceux qui les retrouvent et qui les utilisent à nouveau. Ils ont une histoire, celle des enfants, souvent leurs parents, qui les ont utilisés avant eux. Une voiture, une poupée, des jeux de construction , un puzzle, un vélo… qu’importe, pour celui qui joue avec maintenant.

Le petit vélo rouge n’est plus à la mode, mais il a encore de beaux jours devant lui. Une nouvelle génération de cyclistes en herbe arrive.

L’exposition à l’EPHAD « les jardins de Chartres » se termine…

Depuis une semaine déjà, l’EHPAD les jardins de Chartres propose une exposition de mes créations et celles de Marylou Belle sur le thème du printemps. C’était pour cet établissement une première. Mardi, elle se termine.


Jeudi après-midi, nous avons participé à une animation avec les résidents. C’était le moment d’expliquer ce qu’est l’Art Textile. Nous avons parlé de ce qui nous inspire, des matériaux et des techniques qu’on utilise. Ce fut un moment convivial.

Bientôt, l’exposition se termine, nous décrocherons nos œuvres. A leur place, les résidents retrouveront les tableaux qui font le décor de la salle principale d’habitude. J’espère que cette exposition fut une parenthèse agréable dans leur vie.

Peut-être que, bientôt, d’autres artistes viendront à l’EHPAD les jardins de Chartres pour montrer leur travail aux résidents mais aussi au personnel et aux visiteurs. Une exposition, c’est l’occasion d’ouvrir les portes à tous ceux qui veulent bien entrer. N’hésitez pas, si on vous y invite, entrez!

Des sculptures dans le ville, j’adore!

Des sculptures dans la ville, j’adore les trouver au détour d’une rue, dans un jardin public ou tout simplement sur un rond-point. Elles donnent de la vie à nos cités, elles partagent notre vie, elles nous accompagnent. J’aime les retrouver quand je me promène.

Ce liseur est assis sur un banc dans un jardin public à Sautron ( Loire Atlantique). Il a l’air très occupé, je lui ai quelquefois dit bonjour. Près de lui, une cabane à livres propose des livres à emprunter. Tout un programme. Il est toujours là, le matin, le soir, la nuit, au printemps, en hiver, quelque soit la saison, il lit. Et… il invite à lire.

A Sautron, sur un banc dans le jardin public près de la mairie.

J’aime retrouver cette sculpture chaque fois que je traverse ce jardin public. J’ai regardé par-dessus son épaule. J’en avais envie depuis longtemps. Que peut-il bien lire, ce personnage assis sur son banc? Toujours pas de réponse, mais une envie de partager cet instant avec vous.

C’était un soir de mars, dans le jardin public près de la mairie. Les sculptures accompagnent nos vies, il suffit de regarder autour de soi et de les laisser nous parler.

Le printemps arrive… Je le sais, je l’ai vu.

Le printemps arrive… Je le sais, je l’ai vu dans le jardin.

Bien sûr, les fleurs montrent le bout de leurs nez, les arbustes sont magnifiques, tout en couleurs. Moi, je sais que le printemps arrive en observant les arbres. Les bourgeons se gonflent puis éclatent. Ils nous montrent leur trésor, une feuille, des feuilles, d’un vert si tendre.

L’arbre que je surveille de très près, c’est le marronnier. Ses bourgeons sont énormes, très gonflés. Voir la feuille se déplier lentement, la voir apparaître est un plaisir infini. Je ne m’en lasse pas.

C’est tous les ans la même attente, le même bonheur. Les fleurs, les feuilles , la pluie, le vent, le retour du soleil et de sa lumière, c’est magique. LE PRINTEMPS ARRIVE!!!

Se laisser surprendre, une certaine idée de la vie…

Se laisser surprendre, l’accepter, c’est une certaine idée de la vie, peut-être même une philosophie.

Regardez cet ouvrage. les difficultés pour le réaliser ont été nombreuses. J’avais brodé des feuilles de magnolia. Mais qu’en faire? Comment les mettre en scène?

Magnolias

Trouver des tissus, les assembler puis matelasser le fond, c’était déjà une épreuve. Mais attacher les feuilles brodées sur le tissu en fut une autre. Trouver la bonne idée, faire des essais, en parler. Chercher dans ma boîte à trésors le petit quelque chose qui fera que mon ouvrage sera vivant. Enfin, l’ouvrage est terminé, prêt à être exposé. Une autre étape commence!

Dans ce travail, il y a un savoir-faire, de la réflexion et de l’inattendu parce que les objets ont à dire dans la création et leur assemblage est parfois un mélange subtil qu’il faut trouver. C’est tout le plaisir de créer!

Se laisser surprendre, savoir attendre, s’étonner, c’est une certaine idée de la vie.

Un autre monde, celui qu’on n’imagine pas!

Découvrir un autre monde, celui que l’on n’imagine même pas. C’est ce qui m’est arrivé en visitant Rungis, cet immense marché aux portes de Paris.

Décrire ces grandes halles, c’est difficile. Tout est grand, immense. Tout est bien rangé, très ordonné. Chacun est à sa place et les visiteurs que nous sommes semblent être des intrus. Après les poissons, la viande, ce fut au tour des fromages puis des fleurs et enfin des fruits et légumes. Chaque halle a son atmosphère, son odeur, ses bruits.

Que de choses à regarder, tout est différent, les quantités, les couleurs, les odeurs et même les bruits. D’ailleurs, ce qui m’a le plus frappée, c’est l’ambiance de ce marché. Peu de voix, pas de cris, c’est presque le silence malgré la présence de vendeurs et d’acheteurs. On est là pour affaires, ce sont des choses sérieuses.

la halle des fruits et légumes.

Pour la variété des produits présentés et leurs couleurs, j’ai préféré la halle aux fruits et légumes. Des pommes, des citrons, des oranges, des ananas, des fruits exotiques, des légumes, plein de légumes de saison ou pas, il y avait tout cela et bien plus encore… Tout est rangé, organisé, calibré, très bien présenté.

Pendant la visite, j’ai oublié la provenance, l’empreinte carbone, tout ce que je regarde d’habitude, je me suis laissée emporter par ce que je voyais. Dans mes souvenirs, il me reste des couleurs, des impressions, des odeurs et des bruits… J’étais ailleurs, dans un autre monde, un monde que je n’imaginais même pas.