L’exposition à l’EPHAD « les jardins de Chartres » se termine…

Depuis une semaine déjà, l’EHPAD les jardins de Chartres propose une exposition de mes créations et celles de Marylou Belle sur le thème du printemps. C’était pour cet établissement une première. Mardi, elle se termine.


Jeudi après-midi, nous avons participé à une animation avec les résidents. C’était le moment d’expliquer ce qu’est l’Art Textile. Nous avons parlé de ce qui nous inspire, des matériaux et des techniques qu’on utilise. Ce fut un moment convivial.

Bientôt, l’exposition se termine, nous décrocherons nos œuvres. A leur place, les résidents retrouveront les tableaux qui font le décor de la salle principale d’habitude. J’espère que cette exposition fut une parenthèse agréable dans leur vie.

Peut-être que, bientôt, d’autres artistes viendront à l’EHPAD les jardins de Chartres pour montrer leur travail aux résidents mais aussi au personnel et aux visiteurs. Une exposition, c’est l’occasion d’ouvrir les portes à tous ceux qui veulent bien entrer. N’hésitez pas, si on vous y invite, entrez!

Des sculptures dans le ville, j’adore!

Des sculptures dans la ville, j’adore les trouver au détour d’une rue, dans un jardin public ou tout simplement sur un rond-point. Elles donnent de la vie à nos cités, elles partagent notre vie, elles nous accompagnent. J’aime les retrouver quand je me promène.

Ce liseur est assis sur un banc dans un jardin public à Sautron ( Loire Atlantique). Il a l’air très occupé, je lui ai quelquefois dit bonjour. Près de lui, une cabane à livres propose des livres à emprunter. Tout un programme. Il est toujours là, le matin, le soir, la nuit, au printemps, en hiver, quelque soit la saison, il lit. Et… il invite à lire.

A Sautron, sur un banc dans le jardin public près de la mairie.

J’aime retrouver cette sculpture chaque fois que je traverse ce jardin public. J’ai regardé par-dessus son épaule. J’en avais envie depuis longtemps. Que peut-il bien lire, ce personnage assis sur son banc? Toujours pas de réponse, mais une envie de partager cet instant avec vous.

C’était un soir de mars, dans le jardin public près de la mairie. Les sculptures accompagnent nos vies, il suffit de regarder autour de soi et de les laisser nous parler.

Le printemps arrive… Je le sais, je l’ai vu.

Le printemps arrive… Je le sais, je l’ai vu dans le jardin.

Bien sûr, les fleurs montrent le bout de leurs nez, les arbustes sont magnifiques, tout en couleurs. Moi, je sais que le printemps arrive en observant les arbres. Les bourgeons se gonflent puis éclatent. Ils nous montrent leur trésor, une feuille, des feuilles, d’un vert si tendre.

L’arbre que je surveille de très près, c’est le marronnier. Ses bourgeons sont énormes, très gonflés. Voir la feuille se déplier lentement, la voir apparaître est un plaisir infini. Je ne m’en lasse pas.

C’est tous les ans la même attente, le même bonheur. Les fleurs, les feuilles , la pluie, le vent, le retour du soleil et de sa lumière, c’est magique. LE PRINTEMPS ARRIVE!!!

Se laisser surprendre, une certaine idée de la vie…

Se laisser surprendre, l’accepter, c’est une certaine idée de la vie, peut-être même une philosophie.

Regardez cet ouvrage. les difficultés pour le réaliser ont été nombreuses. J’avais brodé des feuilles de magnolia. Mais qu’en faire? Comment les mettre en scène?

Magnolias

Trouver des tissus, les assembler puis matelasser le fond, c’était déjà une épreuve. Mais attacher les feuilles brodées sur le tissu en fut une autre. Trouver la bonne idée, faire des essais, en parler. Chercher dans ma boîte à trésors le petit quelque chose qui fera que mon ouvrage sera vivant. Enfin, l’ouvrage est terminé, prêt à être exposé. Une autre étape commence!

Dans ce travail, il y a un savoir-faire, de la réflexion et de l’inattendu parce que les objets ont à dire dans la création et leur assemblage est parfois un mélange subtil qu’il faut trouver. C’est tout le plaisir de créer!

Se laisser surprendre, savoir attendre, s’étonner, c’est une certaine idée de la vie.

Un autre monde, celui qu’on n’imagine pas!

Découvrir un autre monde, celui que l’on n’imagine même pas. C’est ce qui m’est arrivé en visitant Rungis, cet immense marché aux portes de Paris.

Décrire ces grandes halles, c’est difficile. Tout est grand, immense. Tout est bien rangé, très ordonné. Chacun est à sa place et les visiteurs que nous sommes semblent être des intrus. Après les poissons, la viande, ce fut au tour des fromages puis des fleurs et enfin des fruits et légumes. Chaque halle a son atmosphère, son odeur, ses bruits.

Que de choses à regarder, tout est différent, les quantités, les couleurs, les odeurs et même les bruits. D’ailleurs, ce qui m’a le plus frappée, c’est l’ambiance de ce marché. Peu de voix, pas de cris, c’est presque le silence malgré la présence de vendeurs et d’acheteurs. On est là pour affaires, ce sont des choses sérieuses.

la halle des fruits et légumes.

Pour la variété des produits présentés et leurs couleurs, j’ai préféré la halle aux fruits et légumes. Des pommes, des citrons, des oranges, des ananas, des fruits exotiques, des légumes, plein de légumes de saison ou pas, il y avait tout cela et bien plus encore… Tout est rangé, organisé, calibré, très bien présenté.

Pendant la visite, j’ai oublié la provenance, l’empreinte carbone, tout ce que je regarde d’habitude, je me suis laissée emporter par ce que je voyais. Dans mes souvenirs, il me reste des couleurs, des impressions, des odeurs et des bruits… J’étais ailleurs, dans un autre monde, un monde que je n’imaginais même pas.

De retour du Jura, je me souviens…

De retour du Jura, je me souviens… des moments agréables passés ensemble, de la découverte des randonnées en raquettes, de la beauté des paysages.

Les couleurs m’avaient séduite. Les contrastes m’avaient surprise. La neige brillait sous le soleil de l’hiver. La forêt très sombre des épicéas dessinait la courbe des montagnes. Le chemin serpentait, semblant ne jamais s’arrêter. Au milieu des champs, les arbres se dressaient fiers, tellement puissants.

A mon retour, je me suis mise à la recherche de tissus et de fils pour garder en mémoire ce séjour à la montagne. Peu à peu, j’ai retrouvé la neige, le chemin, l’arbre dépouillé de ses feuilles et les épicéas serrés les uns contre les autres, le ciel bleu.

Le Jura, c’est terminé, du moins pour cette année! Bien sûr, il restera des photos, quelques cartes que j’aurai cousues et le souvenir des moments partagés. Bientôt, il y aura d’autres aventures, d’autres randonnées … et d’autres créations textiles.

le Jura sous la neige, je découvrais…

Le Jura sous la neige, en hiver, je découvrais… Il faisait beau, le soleil brillait, j’étais en bonne compagnie. Toutes les conditions étaient réunies pour que le séjour à Métabief soit réussi. Et il le fut.

Je n’étais jamais allée à la montagne en hiver, je n’en n’avais pas envie, j’avais un peu peur. Cette année, j’ai sauté le pas. J’ai vu les montagnes enneigées, j’ai chaussé des raquettes. Me voilà partie sur les sentiers du Jura avec tout un groupe de personnes bienveillantes et très sympathiques.

Ce fut une véritable aventure. Tout était nouveau, les paysages, les couleurs, la façon de se déplacer. Tout à coup, j’avais 10 ans et je découvrais le monde. J’étais étonnée, surprise, très concentrée. Je n’avais pas toujours le temps d’admirer les montagnes, les arbres chargés de neige. Mais, j’ai profité de chaque instant intensément.

Se lancer de nouveaux défis, OSER, et pourquoi pas?

Un geste d’autrefois: repriser un vêtement.

C’est un geste d’autrefois que je fais très rarement: repriser un vêtement. Et pourtant, je lui dois beaucoup. Grâce à lui, aujourd’hui, je couds, je brode, je crée, je fais de l’ART TEXTILE.

Raymonde a accompagné mes premiers pas en couture. Elle m’a appris à repriser. J’aimais bien mais je me suis un peu lassée au bout d’un certain temps. J’ai donc commencé à broder. Tout un univers s’ouvrait devant moi.

Maintenant, il est très rare que je reprise. Ce matin, j’ai ressorti mon matériel pour reboucher un trou sur la manche d’un pull. Une longue aiguille, du fil à repriser, mon œuf en bois, et c’était reparti! Bientôt, la reprise ne se verra plus, je vais coudre un coude dessus. Moi, je saurai que dessous, il y a une belle reprise.

Me souvenir de mes débuts, de la façon dont j’ai commencé à coudre, à apprivoiser le fil et l’aiguille. C’est un peu de nostalgie, beaucoup de moments partagés. C’était le chemin vers l’ART TEXTILE!

Les rencontres lors de promenades en hiver.

Les rencontres lors des promenades en hiver sont toujours les bienvenues. Les animaux, les fleurs, les gens se font plus rares. Il fait froid, il faut marcher un peu plus vite que d’habitude. Découvrir un âne, un cheval au détour d’un chemin me remplit de joie et me donne le courage de terminer la randonnée.

Ce jour-là, nous avons croisé des ânes dans un pré. Une autre fois, c’est un cheval. Je ne m’approche pas, je dis bonjour de loin. Leur rencontre apporte de la vie à la randonnée. Nous ne sommes pas seuls dehors. La promenade prend tout son sens.

Nous rencontrons aussi d’autres randonneurs, d’autres promeneurs. L’échange d’un sourire, d’un bonjour me met en joie.

J’aime ces très brèves rencontres, j’aime ces promenades au cœur de l’hiver.

Redonner de la vie aux feuilles mortes.

Redonner de la vie aux feuilles mortes, est-ce une bonne idée? Ce n’est pas très facile, une feuille morte, c’est fragile. Broder une feuille morte, c’est encore plus difficile, il ne faut pas qu’elle se casse lors du passage de l’aiguille et du fil. Il faut donc bien choisir sa feuille et y aller doucement, très doucement.

J’ai eu envie de tenter l’expérience. Je suis allée dans le jardin et j’ai ramassé des feuilles. Je les ai fait sécher puis je me suis lancée. Seules, les feuilles de magnolia ont accepté mon aiguille. C’est donc elles que j’ai brodées.

Toute seule, la feuille de magnolia était seule, paraissait triste sur mon tissu. Je lui ai trouvé une amie. C’est une feuille brodée qui attendait dans une boîte. Elle aussi était une expérience, mais je ne lui avais pas trouvé de place dans mes ouvrages.

J’aime faire des essais, j’aime surtout les réussir et pouvoir les mettre en valeur. Ce tableau me réjouit car grâce à lui, les feuilles mortes ont retrouvé de la vie. Et pour longtemps j’espère!