Archives de catégorie : Inspirations

Les roses du jardin.

Les roses du jardin sont entrées dans la maison. Installées dans un joli vase, elles montrent leurs pétales colorées, Elles sentent bon. C’est un grand bonheur!

J’aime les fleurs, toutes les fleurs. Je les aime surtout dans leur cadre naturel. Mais, quelquefois, je trouve que, les faire entrer dans la maison, c’est apporter de la joie, de la bonne humeur.

En mai, sur le buffet, quelques brins de muguet avaient trouvé leur place. Je les avais cueillis dans la forêt de Senonches lors d’une randonnée très pluvieuse. Heureusement, qu’au bord du chemin, ils nous avaient fait signe. Ils nous avaient consolé de toute la pluie qui nous était tombée dessus.

Aujourd’hui, c’est au jardin que Laurent a cueilli ces deux jolies roses. Elles mettent de la couleur dans la maison et elles sentent si bon. Je ne me lasse pas de les regarder.

En ce moment, je prépare l’exposition à la bibliothèque de Tremblay-les-Villages (Eure et Loir). J’ai donné mes invitations, réfléchi aux tableaux et tentures qui seront exposés, préparé les ateliers de découverte. C’est presque prêt!

Je couds aussi pour le club de patchwork auquel j’appartiens. Je fais des blocs en piécé, pour un travail à plusieurs mains. Il faut que je m’applique, tracer les gabarits, couper les tissus et coudre les morceaux à petits points. Cela faisait longtemps que je ne l’avais fait. Mais c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas!

Un petit tour dans le jardin où la nature est en forme cette année avec toute la pluie que nous avons eue est un bonheur sans pareil. Le voir entrer dans la maison en est un autre, différent mais qui fait tellement de bien. Je lève la tête de mon ouvrage et je vois les roses du jardin. Que demander de plus?

Sortir de l’atelier, une nécessité!

Sortir de l’atelier est une nécessité, un besoin presque vital! Découvrir de nouveaux endroits, un jardin, une ville, un musée, une forêt, un fleuve…c’est s’ouvrir sur la vie.

Après un séjour à Angers, je reviens la tête toute pleine d’images à la maison. Je retrouve mon atelier avec plaisir. J’ai tant de choses à y faire.

Les jardins de Terra Botanica m’ont charmé. Ils sont très colorés, très différents les uns des autres. J’ai vu des arbres étonnants, aux couleurs improbables. J’ai été sous le charme de cet endroit, moi qui aime les végétaux par-dessus tout. 

La ville m’a beaucoup plu. Le château m’a ébloui, il est si grand, si majestueux. De plus, il renferme la tapisserie de l’Apocalypse. Elle est extraordinaire, que de travail et de savoir-faire. J’imagine à peine le temps passé à la réaliser.

En traversant la Maine, nous avons visité le musée de la tapisserie contemporaine et  découvert la tapisserie de Jean Lurçat “le Chant du Monde” .  C’était étonnant, surprenant, magique. C’était l’occasion de découvrir des techniques différentes, de comprendre comment les artistes les utilisent.

Sortir de l’atelier pour mieux y revenir, telle pourrait être ma devise. J’aime marcher, regarder les arbres, les fleurs, les villages, les maisons  et les châteaux. J’aime flâner, prendre mon temps. Les couleurs des paysages et leurs odeurs me parlent.

Comment les transformer en création textile, tel est le problème, si problème il y a. Je me laisse emmener dans un voyage immobile, rempli des sensations ressenties lors de mes sorties “dehors”.

Peut-être que ce voyage à Angers sera l’occasion de me mettre au travail, d’imaginer de nouveaux ouvrages. Je ne sais pas, je ne peux pas le dire aujourd’hui. Il me reste des couleurs extraordinaires dans les yeux.

A bientôt, pour de nouvelles aventures textiles!

Les fleurs du printemps sont là!

Les fleurs du printemps sont là. Tulipes, muscaris, anémones s’en donnent à cœur joie.  Notre jardin a retrouvé des couleurs.

J’aime ces moments où la vie paraît plus douce, plus légère. Les fleurs du printemps me font cet effet. Elles égaient le jardin en apportant des notes colorées. De plus, elles ne s’occupent pas d’harmonie. Elles vont bien toutes ensemble. Le vert sert de toile de fond, le rouge côtoie le violet, le jaune s’impose parfois, le blanc et le rose sont plus discrets. Qu’importe! tout est à sa place.

Dans le parterre, près de la maison, les muscaris se sont installés. Leurs jolies clochettes violettes voisinent avec des tulipes rouges et quelques anémones. Plus loin, dans la pelouse, ce sont les pâquerettes et les violettes qui font la fête. Rien ne se décide, il suffit de regarder, de profiter de l’instant présent.

Les pivoines sont sortis de terre, les iris et les lys aussi. Ils sont aussi des promesses de couleurs et de fantaisie. J’attends leur floraison avec impatience.

Les fleurs du printemps, ce sont celles du cerisier toutes blanches, du marronnier plus imposantes, du sureau qui embaument le jardin.

Les fleurs du printemps sont en forêt, sur le bord des chemins. Je suis heureuse de les retrouver. Les pervenches, les coucous, les ficaires, les primevères apportent des notes colorées lors des randonnées. J’aime prendre le temps de les regarder, de les photographier parfois. Les arbres sont aussi de la fête. Les haies sont toutes fleuries. L’air est plus doux, je me sens plus joyeuse, plus légère. J’ai envie d’être dehors, de profiter de ces instants.

A ne pas en douter, le printemps est arrivé! La nature nous offre ces moments éphémères chaque année. C’est magique, il n’y a rien à faire, juste regarder autour de soi!

Un village breton.

Comment reconnaître un village breton? C’est la question que je me suis posée lors de mon dernier séjour en Bretagne.

Tous les villages se ressemblent, une église, la mairie, la salle des fêtes, une école parfois, des maisons anciennes et d’autres plus récentes. alors comment savoir que l’on est en Bretagne et pas ailleurs?

Il y a un calvaire, tout près de l’église. Pas très loin, on découvre une fontaine en pierre, parfois un lavoir. Puis, au détour d’une rue, des sculptures sont installées, crées par des artistes contemporains. Des rhododendrons, des camélias fleurissent les jardins. Les ajoncs et les genêts poussent le long des chemins de terre. Il y a bien sûr les maisons, les anciennes dans le cœur du village, et les plus récentes. Le ciel changeant, la couleur des pierres, le vert très présent dans le paysage, tout cela crée une ambiance particulière, reconnaissable.

Le village de Saint Allouestre n’est pas au bord de la mer. Ici, c’est la campagne. Des champs et de prés l’entourent. Un ruisseau, la Claie le traverse. Près de l’église, se trouve un calvaire. Non loin de là, il y a une fontaine et un lavoir. En ce moment, les rhododendrons et les camélias sont en fleurs. C’est un village breton!

J’aime les villages, tous les villages, dans toutes les régions de France. J’aime me promener dans leurs rues, découvrir leurs faces cachées, leurs petits secrets. C’est ma façon de comprendre un lieu, de m’y sentir bien.

Voyager, c’est être sur le chemin. C’est aussi s’arrêter, se promener, profiter de l’ambiance d’un lieu, prendre le temps de le découvrir.

Autour d’une couverture de livre.

Imaginer un ouvrage autour d’une couverture de livre, c’est le défi que nous a proposé Emilie, la bibliothécaire de notre village, suite au désherbage des rayonnages.

Elle avait un grand nombre de livres qu’elle ne pouvait pas garder. Elle a donc proposé à plusieurs associations de créer ce que l’on avait envie en intégrant une couverture de livre.

Avec le groupe de patchwork, nous avons répondu à son appel. Nous avons choisi la couverture qui nous parlait. A chacune a imaginé un ouvrage. Le résultat est étonnant. Tout le monde s’est pris au jeu. Cerise sur le gâteau, nos créations seront exposées à la bibliothèque dans le cadre du festival ” Génération Métamorphes” organisé par la communauté de communes ” entre Beauce et Perche”.

J’ai choisi un livre jeunesse que j’ai aimé, lu et relu avec mes élèves et mes petits-fils, “Grande Bouche” d’Antonin Louchard. J’ai gardé l’idée que les grenouilles mangent des mouches. Le plus difficile a été de faire de belles grosses mouches, bien dodues.

J’ai choisi un autre livre ” Les enfants de Noé” de  Jean Joubert. J’ai utilisé l’image de couverture pour la dupliquer tout autour avec des tissus teints tout doux. Ce n’est pas la même atmosphère mais cela a été tout aussi plaisant à réaliser.

Ce sont mes deux réalisations. il y en a beaucoup d’autres à découvrir à la bibliothèque de Fontaine la Guyon (Eure et Loir) du 24 février au 9 mars lors de l’exposition ” Les couvertures débordent”.

L’association Fontaine Loisirs Créatifs, l’atelier peinture de Familles Rurales et la maison de retraite ont participé à ce défi.  Je remercie Emilie de nous avoir proposé cette idée, imaginer ce que l’on avait envie autour d’une couverture de livre.

 

Les narcisses sont en boutons!

Les narcisses sont en boutons! les crocus sont en fleurs, les jours rallongent, le printemps montre le bout de son nez.

Le jardin change, le noisetier a eu droit à une taille. Les iris sont sortis de terre, suivis de peu par les pivoines. Les crocus sont en fleurs. Les narcisses sont en boutons, des boutons prêts à exploser tellement ils sont gros.

Le printemps, je l’attends tous les ans. J’aime regarder ses préparatifs dans le jardin, dans la campagne, dans la vie de tous les jours. La nature change de couleurs, le vert pointe le bout de son nez, tout doucement, sans faire des bruit. Puis, les fleurs apportent leurs touches colorées, le rouge des camélias, le jaune et le violet des crocus.

J’aime observer ces changements, le moment où les boutons s’ouvrent pour montrer tout ce qui était caché à l’intérieur. Souvent, j’ai surveillé avec intérêt les bourgeons de marronnier, ceux des fleurs et surtout ceux des feuilles. J’en apportais dans ma classe pour partager avec mes élèves la magie du printemps.

En découvrant les narcisses en boutons dans le jardin, j’étais heureuse. Je vais maintenant les surveiller de près pour être là lors de l’éclosion, pour découvrir ces magnifiques fleurs d’un jaune si éclatant.

Le printemps arrive, je profite du moment présent, je regarde autour de moi, je couds, je lis, je marche, je randonne, je l’attends…

L’hiver se termine, les jours rallongent. Les projets pour l’année 2024 se précisent. La semaine prochaine, la bibliothèque de Fontaine la Guyon proposera une exposition dans le cadre du festival ” Génération(s) Métamorphose”. Avec l’association Fontaine Loisirs Créatifs, nous avons réalisé des ouvrages textiles à partir de couvertures de livres. Ce fut une expérience étonnante. Je vous montrerai mes réalisations bientôt.

Une bonne résolution pour l’année 2024!

Pour cette nouvelle année, je n’aurai qu’une seule bonne résolution. Il me faudra profiter de l’instant présent.

Il faudra apprendre à apprécier le temps qui passe. Depuis quelque temps déjà, je m’arrête pour regarder un paysage, un arbre, des fleurs, l’écureuil dans le jardin, les oiseaux dans la campagne. Je prends une photo pour me souvenir, pour vous le faire partager sur ce blog.

En profitant du moment présent, je me remplis de bons souvenirs, j’oublie un instant combien la vie peut être difficile, compliquée, parfois incompréhensible. J’y puise mon inspiration pour créer des ouvrages textiles que j’aime remplis de couleurs et de joie.

Pour commencer cette nouvelle année, je vous emmène le long du sentier côtier en Bretagne. Il faisait beau à l’instant de la photo, pourtant nous avons terminé notre balade sous la pluie. Qu’importe, nous avons passé un moment très agréable.

Je n’aurai donc qu’une bonne résolution pour l’année 2024, profiter de l’instant présent. Ce ne sera pas toujours facile de la tenir mais l’important est ailleurs. Il me faudra l’avoir à l’esprit, y penser quand la vie me malmènera.

Je vous souhaite une bonne année 2024. 

Du vert et du rouge, c’est Noël!

Un sapin tout vert, des boules bien rouges, une guirlande et un peu de lumière, Noël est là! Du vert et du rouge, on en trouve aussi dans la nature en hiver.

Aujourd’hui, il fait froid, le ciel est bleu et le soleil brille. C’est le temps idéal pour aller se promener, profiter du dehors. En flânant dans les allées du parc, je cherchais quelque chose, une fleur, une couleur pour accrocher mon regard et je l’ai trouvé! Ce jeune houx m’a apporté le petit rien qui change tout, un peu de joie au cœur de l’hiver.

Les journées sont courtes, très courtes, il fait souvent gris, il pleut. Sortir est important, une petite promenade et ça va déjà mieux! Une branche de houx, et la promenade devient magique à celui qui sait s’arrêter, s’émerveiller.

Du vert et du rouge, des couleurs qui font du bien en ces journées de décembre, sachons les retrouver tout autour de nous.

Je vous souhaite de très belles fêtes de fin d’année.

Joyeux Noël et à bientôt! 

Une photo qui me parle.

Une photo qui me parle peut-elle devenir une création textile? Elle la devient par un long cheminement. A chaque fois, c’est une expérience unique.

 

 

 

Au printemps dernier, une visite des marais salants de Guérande m’avait fait découvrir tout un univers que je ne soupçonnais même pas. La complexité de la structure du marais m’avait surprise. Tout est pensé pour que la récolte du sel soit optimale. Aujourd’hui encore, les techniques restent les mêmes.

J’avais aimé les couleurs du marais, ses lignes très graphiques. J’étais sous le charme de ce paysage.

 

 

 

 

De retour à mon atelier, j’ai regardé cette photo de nombreuse fois. Elle me parlait. Comment en faire une création textile? Il a fallu réfléchir, faire des essais, choisir des tissus, trouver la bonne idée.

” Guérande” a été exposé au salon Art et Créations de Saint Georges sur Eure (Eure et Loir) le week-dernier. Beaucoup de visiteurs ont aimé, certains ont reconnu les marais salants.

Pour travailler de cette façon, il faut d’abord que je trouve la bonne photo, la photo qui me parle, celle sur laquelle je peux travailler. Je la regarde, je la dessine. Je  décide de ce que je veux en faire. Puis, je cherche des tissus, des fils. Je fais des essais. Enfin, je me lance! Un ouvrage apparaît, il est le reflet de mon cheminement, il ne ressemble pas au modèle, il est mon ressenti.

Toutes les photos qui me parlent ne deviennent pas une création textile. Souvent, les couleurs, les graphismes d’une image me donnent des idées pour inventer de nouveaux projets qui ne sont pas le reflet de ce que j’ai vu mais qui sont sources d’inspiration.

 

 

 

 

Se promener dans les vignes.

Se promener dans les vignes n’est pas chose courante pour moi. Ici, en Beauce, il n’y en a pas. Alors, profiter de ces paysages si particuliers a été un bonheur.

Lors d’un récent séjour en Alsace, nous avons randonné dans les vignes. ce n’était pas très difficile, une petite montée suivie d’une tout aussi petite descente. Des vignes à perte de vue, des villages tous plus beaux les uns que les autres, des paysages étonnants, beaucoup de choses à regarder, à découvrir.

En Alsace, nous avons visité des villages, un château, une ville et… une cave. A chaque fois, l’étonnement était au rendez-vous. Nous avons eu la chance de ne pas avoir trop de pluie, nous avons pu profiter pleinement de notre séjour.

Se promener dans les vignes reste le moment fort de ce voyage. Je ne bois pas de vin, je n’y connais pas grand-chose. Je me suis surprise à poser des questions au vigneron qui nous a accueilli dans sa cave. J’aime comprendre ce que je ne connais pas, la culture de la vigne, les vendanges, la fabrication du vin… tout un univers qui m’est étranger. Je n’ai pas tout retenu, mais j’ai emmené dans mon cœur un peu de cette région.

J’ai retrouvé ma maison, mes tissus et mes fils.  J’ai la tête pleine de couleurs. Je me suis mise à coudre, dehors il pleut! Il est temps d’imaginer de nouveaux projets.

Retrouver Rafaël pour les vacances de Toussaint, préparer le salon Art et Créations qui aura lieu du 17 au 19 novembre à Saint Georges sur Eure (Eure et Loir), lire, cuisiner, se reposer, rêver, réfléchir, observer le jardin… et bien sûr coudre, les semaines à venir seront pleines de surprises à n’en pas douter.