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Autour d’une couverture de livre.

Imaginer un ouvrage autour d’une couverture de livre, c’est le défi que nous a proposé Emilie, la bibliothécaire de notre village, suite au désherbage des rayonnages.

Elle avait un grand nombre de livres qu’elle ne pouvait pas garder. Elle a donc proposé à plusieurs associations de créer ce que l’on avait envie en intégrant une couverture de livre.

Avec le groupe de patchwork, nous avons répondu à son appel. Nous avons choisi la couverture qui nous parlait. A chacune a imaginé un ouvrage. Le résultat est étonnant. Tout le monde s’est pris au jeu. Cerise sur le gâteau, nos créations seront exposées à la bibliothèque dans le cadre du festival ” Génération Métamorphes” organisé par la communauté de communes ” entre Beauce et Perche”.

J’ai choisi un livre jeunesse que j’ai aimé, lu et relu avec mes élèves et mes petits-fils, “Grande Bouche” d’Antonin Louchard. J’ai gardé l’idée que les grenouilles mangent des mouches. Le plus difficile a été de faire de belles grosses mouches, bien dodues.

J’ai choisi un autre livre ” Les enfants de Noé” de  Jean Joubert. J’ai utilisé l’image de couverture pour la dupliquer tout autour avec des tissus teints tout doux. Ce n’est pas la même atmosphère mais cela a été tout aussi plaisant à réaliser.

Ce sont mes deux réalisations. il y en a beaucoup d’autres à découvrir à la bibliothèque de Fontaine la Guyon (Eure et Loir) du 24 février au 9 mars lors de l’exposition ” Les couvertures débordent”.

L’association Fontaine Loisirs Créatifs, l’atelier peinture de Familles Rurales et la maison de retraite ont participé à ce défi.  Je remercie Emilie de nous avoir proposé cette idée, imaginer ce que l’on avait envie autour d’une couverture de livre.

 

Des chutes de tissus teints!

Des chutes de tissus teints restaient dans mon atelier. Ils sont les souvenirs du stage avec Charlène et Hannah en Normandie. Qu’en faire? Il n’était pas question de m’en séparer, il fallait trouver une bonne idée.

Nous avions passé une semaine pour teindre des tissus avec des végétaux. Après  une multitude d’essais, nous avions réalisé un très beau nuancier que je garde précieusement. J’avais beaucoup appris lors de ce stage, c’était passionnant.

J’avais ramené tout un tas de morceaux plus ou moins grands. Je les ai cousus les uns avec les autres. J’ai fait des essais: un tissu uni dessus pour un appliqué inversé? Non, c’était trop épais. L’idée est venue plus tard. J’en ferai un sac, pas très grand, juste la bonne taille pour y mettre quelques livres pour me rendre à la bibliothèque.

Faire un sac avec les chutes de tissus teints était la bonne idée. Chaque fois que je l’utilise, je repense aux moments de partage qui avaient eu lieu lors de cette semaine.

L’été, je fais de la teinture avec des végétaux, cela m’amuse toujours autant, même s’il m’est difficile d’utiliser ces tissus dans mes créations. Il faut trouver la bonne occasion. Depuis, j’ai découvert la linogravure. J’ai acheté les outils dont j’ai besoin. Bientôt, je me lance avec cette fois l’aide de Mélanie.

Apprendre, échanger, partager, se respecter dans nos différences, créer, s’amuser,  que de verbes pour exprimer ce que j’aime faire avec les autres! Cela pourrait être la philosophie des journées Fils et Crayons que j’anime toujours avec plaisir.

 

La verveine, une plante que j’aime.

La verveine, c’est une plante que j’aime. Dans le jardin, elle pousse dans un pot que l’on protège en hiver. C’est mon infusion préférée, avec un peu de miel ou nature, elle a un goût délicat.

Je bois de la verveine depuis très longtemps. Depuis quelque temps, nous la cultivons dans le jardin. Nous faisons deux à trois récoltes par an. Cela suffit à notre consommation.

C’est en effeuillant des branches que j’avais séchées que j’ai eu envie de créer un ouvrage. Les feuilles rangées dans leur boîte en fer, il restait sur la table de petits morceaux de bois qui sentaient très bon. Je n’ai pas pu les jeter, je les ai gardés.

Il a fallu trouver une bonne idée pour utiliser ces branches. Je les ai attachées une par une sur le tissu de fond avec un joli fil vert. Puis, en utilisant du tissu que j’avais teint, j’ai fait de petites fleurs toutes roses que j’ai semées ça et là. Un peu de vert  et beaucoup de voilage assorti, un ouvrage est apparu. Quand je l’ai eu terminé, il sentait très bon la verveine. Maintenant l’odeur a disparu. Il s’appelle “Verveine”.

 

Une plante, une infusion, une odeur, un plaisir, un ouvrage, tout est dit. La verveine est une plante que j’aime, qui m’accompagne dans la vie, dans les bons et les mauvais moments.

Les mots magiques, des mots qui font du bien.

Il existe des mots qui font du bien, autrefois je les appelais les mots magiques. Il ne faut pas les oublier. Un mot comme un sourire, ça peut changer la vie.

Bonjour, au revoir, à bientôt, pardon, merci sont des mots magiques.  Ils en existent beaucoup d’autres. Ils aident à rendre la vie plus belle.

Il y a longtemps, j’en avais fait un petit ouvrage. Je le garde précieusement. Il est le pendant d’un autre, fait avec les mêmes tissus. C’était en novembre 2018, il y avait eu des attentats à Paris. J’étais bouleversée. J’avais cousu un sapin tout gris, tout triste, mais un sapin quand même avec sa petite bande verte, porteuse d’espoir.

Faire un ouvrage avec les mêmes tissus qui parle de relations humaines, d’échanges, de partage m’avait été important. J’avais tant dit à mes élèves que les mots magiques, ça rend la vie plus belle. Un mot gentil, un sourire, un geste de la main, c’est facile à faire, ça ne coûte rien. Et pourtant, ça peut tout changer.

Dans ces temps de Noël, sourire, faire un petit geste de main pour dire bonjour, envoyer une carte (si on l’a faite, c’est encore mieux), c’est important, c’est essentiel.

 

Une photo qui me parle.

Une photo qui me parle peut-elle devenir une création textile? Elle la devient par un long cheminement. A chaque fois, c’est une expérience unique.

 

 

 

Au printemps dernier, une visite des marais salants de Guérande m’avait fait découvrir tout un univers que je ne soupçonnais même pas. La complexité de la structure du marais m’avait surprise. Tout est pensé pour que la récolte du sel soit optimale. Aujourd’hui encore, les techniques restent les mêmes.

J’avais aimé les couleurs du marais, ses lignes très graphiques. J’étais sous le charme de ce paysage.

 

 

 

 

De retour à mon atelier, j’ai regardé cette photo de nombreuse fois. Elle me parlait. Comment en faire une création textile? Il a fallu réfléchir, faire des essais, choisir des tissus, trouver la bonne idée.

” Guérande” a été exposé au salon Art et Créations de Saint Georges sur Eure (Eure et Loir) le week-dernier. Beaucoup de visiteurs ont aimé, certains ont reconnu les marais salants.

Pour travailler de cette façon, il faut d’abord que je trouve la bonne photo, la photo qui me parle, celle sur laquelle je peux travailler. Je la regarde, je la dessine. Je  décide de ce que je veux en faire. Puis, je cherche des tissus, des fils. Je fais des essais. Enfin, je me lance! Un ouvrage apparaît, il est le reflet de mon cheminement, il ne ressemble pas au modèle, il est mon ressenti.

Toutes les photos qui me parlent ne deviennent pas une création textile. Souvent, les couleurs, les graphismes d’une image me donnent des idées pour inventer de nouveaux projets qui ne sont pas le reflet de ce que j’ai vu mais qui sont sources d’inspiration.

 

 

 

 

Alsace, une région, un ouvrage.

L’Alsace est une région que je connais peu. Pourtant, dans mes placards, se trouve un ouvrage qui porte son nom.

C’était, il y a longtemps, Smaranda Bourgery avait proposé d’imaginer un ouvrage en utilisant des tissus provenant d’un lieu que nous venions de découvrir. Nous avions passé nos vacances en Alsace. J’ai donc travaillé à partir d’un tissu alsacien.

Dans ce joli tissu rouge et blanc prévu pour faire des nappes, j’avais découpé joyeusement des ronds. Des cigognes, des maisons, de la vigne, des oies, un alsacien en costume traditionnel, tout y était.  ” Alsace” est né de cette idée.

Bientôt, un voyage me ramènera dans cette jolie région. Peut-être y découvrirai-je d’autres facettes?  Je retrouverai les paysages et leurs couleurs, les villages et leurs maisons, les petites boutiques pleines de trésors… J’ y ferai de belles randonnées dans les vignes, je marcherai dans les rues de ses charmants villages, je visiterai un château, un écomusée à ciel ouvert… Que de découvertes en perspective!

 

“Vent d’automne”est de saison!

” Vent d’automne” est de saison. Le soleil brille toujours, mais un petit fond d’air frais nous rappelle que l’automne arrive.

Une feuille ramassée lors d’une promenade est à l’origine de ce projet, une jolie feuille d’érable qui voletait tranquillement autour de moi. Je l’ai longtemps gardée dans mon cahier. Quelques jolis tissus et l’envie d’essayer de faire des fenêtres dans un ouvrage ont été le déclic. Il fallait lier toutes ces idées, en faire quelque chose de cohérent. Quelque temps plus tard, ” Vent d’automne” était une réalité.

Dans un ouvrage, retrouver un souvenir, une saison, une technique, des tissus, des points de broderie est un bonheur tout simple.  Pouvoir utiliser ce que je connais pour créer à nouveau mais de façon très différente me donne l’énergie de faire des choses nouvelles.

Imaginer des ouvrages, leur donner une réalité, c’est important. J’ai découvert que montrer son travail, le partager avec d’autres est tout aussi important. En novembre, je participerai au salon Art et Créations à Saint Georges sur Eure (Eure et Loir).  Je vous en parle bientôt.

L’automne est là, il faut en profiter pour se promener, regarder autour de soi, découvrir les couleurs si particulières de cette saison et, pourquoi pas, faire une provision d’idées pour des ouvrages à venir.

L’été se termine, et mon ouvrage aussi!

Nous sommes en septembre, l’été se termine. Mon ouvrage commencé en juillet est fini de coudre, c’était ce qui était prévu.

Beaucoup de broderies sur cette création, elles ont deux fonctions, tenir les tissus teints sur le velours et faire joli. Puis, des fils verts sont venus courir entre les carrés, des miroirs se sont installés et enfin de petites perles carrées par paquets de trois ont trouvées leur place.

Il reste à tendre l’ouvrage sur un châssis et lui trouver un nom: Velours, été 2023, Carrefours, Croisée des chemins? Il faudra choisir.

L’été se termine, Septembre est là. C’est la rentrée, il faut trouver des idées nouvelles, se donner envie de faire, de créer et de partager. Ce n’est pas tous les jours facile! Enfin, je verrai bien ce que l’avenir me dira.

L’été se termine. Bonne rentrée à tous!

De jolis souvenirs (4).

Retour sur de jolis souvenirs des années passées, des créations textiles que j’aime particulièrement. Elles sont inspirées de lieux que j’ai visités.

“Voyages” évoque un itinéraire au milieu de la nature, un parcours qui dure dans le temps.

De retour d’Ecosse, j’avais imaginé “Cornemuse”.

“Porte Renaissance” est un lieu incontournable de Fontaine la Guyon (Eure et Loir).

“Collonges la Rouge”,  ce sont des couleurs inoubliables.

“Malestroit” (Bretagne) évoque les pierres de granit  et la végétation qui les entoure si verte.

Le voyage se termine ici pour aujourd’hui. Que de bons souvenirs de visites et de créations! J’aime l’idée d’imaginer un ouvrage au retour d’un voyage.

“De jolis souvenirs”  se terminent aujourd’hui. Bientôt, ce sera la rentrée et peut-être de nouveaux projets.

De jolis souvenirs (2).

Retour sur de jolis souvenirs  pour évoquer l’année passée, de l’Art Textile, bien sûr. Voici des ouvrages inspirés de nos randonnées et de nos voyages.

Collonges la Rouge
Malestroit
Toits bleus
Toits rouges

Certaines créations  sont inspirées des villages que j’ai traversés, “Collonges la Rouge”, “Malestroit” . D’autres sont imaginées, “Toits bleus”, “Toits rouges”, ces villages n’existent pas, je recherche une atmosphère, une ambiance.

En ce moment, c’est les vacances, je partirai bien dans un de ces villages. “Toits bleus” aurait ma préférence.

“De jolis souvenirs” continueront les semaines à venir jusqu’à la rentrée du mois de septembre.