Partager sa passion.

Partager sa passion, montrer ce que l’on fait, pouvoir en donner quelques clés sont les raisons qui m’incitent à montrer mes créations textiles lors d’expositions et surtout à animer des ateliers.

Aujourd’hui, je vais m’attarder sur ces ateliers qui me tiennent à cœur. Leur but est de découvrir l’Art Textile en réalisant une carte ou un tableau. Le plus souvent, leur thème est choisi à partir d’une de mes créations textiles.

Par exemple, pour le dernier atelier que j’ai animé, nous avions décidé de travailler autour d’un tableau « Vésuve ».

Pour l’atelier, il fallait retrouver l’esprit de cet ouvrage dans une réalisation plus petite, plus simple, plus facile à coudre. Pour cela, j’ai fait deux propositions, deux tissages de couleur différente, l’un orange, l’autre vert. J’ai remplacé les galets de brique par des boutons.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C’était un atelier de deux jours et ce n’était pas de trop pour mener à terme notre projet.

La bonne humeur aidant, chacune a pu réaliser son tableau dans les couleurs qu’elle avait choisies. J’ai donné quelques consignes, encouragé, conseillé. J’ai expliqué des points de broderie, comment coucher des fils. C’est un plaisir de partager ce que je connais, ce que j’ai imaginé. Il n’y a pas de mots pour décrire le bonheur d’être ensemble et de voir les ouvrages se concrétiser au fil de la journée.

Bientôt, il y aura d’autres ateliers, avec d’autres sujets, d’autres personnes. C’est à chaque fois une expérience, nouvelle, étonnante, enrichissante. Je ne m’en lasse pas.

Il y aura aussi des expositions. Montrer mes créations textiles, les faire découvrir est important. C’est une manière différente de partager sa passion, très différente. Il faut trouver des lieux d’exposition, défendre son travail, oser pousser des portes, monter des dossiers.

 

 

 

 

Le noisetier est en fleurs!

Le noisetier est en fleurs! Les chatons se balancent doucement. C’est le moment de chercher les fleurs femelles pour savoir si nous aurons des noisettes cette année.

Un jour, quelqu’un m’a montré les fleurs femelles du noisetier. J’ai trouvé cela étonnant. Elles sont si petites, si discrètes et pourtant indispensables.

J’aime regarder les arbres, les comprendre, découvrir leurs secrets. Leurs fleurs ne sont pas toujours visibles, leurs fruits n’ont plus d’ailleurs. C’est important de partager avec d’autres nos connaissances. Il est plus facile de prendre soin de ce que l’on connaît.

Moi, j’ai découvert le monde des arbres en lisant des livres, en regardant des images, des schémas, des photographies. J’ai d’abord eu une connaissance théorique. Puis, en randonnant, j’ai vu « en vrai » ce que j’avais appris. J’étais capable de reconnaître des arbres, de les nommer en regardant leurs feuilles ou leurs fruits.

Les fleurs des arbres sont beaucoup plus discrètes, il est plus facile de les repérer avec quelqu’un qui les connaît.  C’est toujours avec plaisir que je les retrouve à la fin de l’hiver.

Bientôt, les arbres fruitiers fleuriront, pommiers, cerisiers, pommiers. Les haies seront toutes blanches des fleurs de prunelliers. La nature se réveillera et le printemps sera là!

Connaître les arbres, les fleurs, les végétaux en général me paraît essentiel. Grâce à cela, je peux créer des tableaux et des tentures en m’inspirant de ce que je me souviens.

Vous souvenez-vous de la série « Les gardiens de la Terre » que j’ai imaginée l’an dernier? Elle illustre bien le propos d’aujourd’hui.  On reconnaît les arbres que j’ai cousus, on peut les nommer pour certains. Pourtant, ils ne sont pas ainsi dans la réalité.

J’aime les arbres, j’ai appris à les connaître, à les reconnaître et à découvrir leurs petits secrets. Entre rêve et réalité, mon cœur balance.

 

Des marque-pages pour un salon du livre!

Une nouvelle aventure: faire des marque-pages pour un salon du livre! C’est une chose que je n’aurai pas pensé possible.

La médiathèque de Saint Georges-sur-Eure ( Eure et Loir) organise son deuxième salon du livre le samedi 15 février. Sa responsable, Isabelle Royer, m’a proposé d’y participer en proposant des marque-pages. J’ai répondu favorablement à sa demande.  

Imaginer un marque-page est un exercice différent de tous les autres. La dimension est particulière, un rectangle, peu large et très long.  Trouver la bonne idée est le premier travail. Le plus souvent, j’utilise des tissus teints au soleil qui sont rebrodés.

Pour ce salon du livre, j’ai cherché des nouvelles idées. Si vous voulez découvrir ma toute dernière production, il faudra faire un détour par la médiathèque  » la lettre i » de Saint Georges-sur-Eure le samedi 15 février.

Bien sûr, je vous proposerai les marque-pages réalisés à partir de photos de mes ouvrages que vous connaissez peut-être déjà. Je les aime beaucoup. Ce sont des petits trésors, de jolis souvenirs d’ouvrages qui, parfois, ne m’appartiennent plus.

En janvier, l’année 2025 a commencé par une expérience nouvelle, un stage de deux jours avec un groupe qui souhaitait découvrir l’Art Textile. Ensemble, nous avons réalisé des tissages de bandes. C’était intensif, créatif, convivial, chaleureux. J’ai aimé le résultat de notre travail. Je suis prête à recommencer. En février, elle se poursuit par un salon du livre, tout va bien.

J’espère qu’il y aura d’autres salons, d’autres expositions, des ateliers de découverte. L’année ne fait que commencer, il y aura encore des surprises, des événements inattendus.

Retrouvez moi le samedi 15 février à Saint-Georges-sur-Eure, je serai présente toute la journée. De plus, vous pourrez découvrir des auteurs de notre région.

 

La villa Cavrois.

La villa Cavrois est un endroit magique, hors du temps. C’est une magnifique maison, presque un château construite au début du vingtième siècle à Croix près de Lille.

J’ai aimé cette ville et ses alentours. L’ambiance des rues, son histoire, ses monuments, nous allions de surprise en surprise.  La villa Cavrois reste mon plus beau souvenir.

Cette maison est étonnante par ses dimensions et sa modernité. Les intérieurs sont surprenants. C’est spacieux, fonctionnel, lumineux, ouvert sur les jardins. Les espaces, les pièces, les meubles, l’architecte Robert Mallet-Stevens a pensé à tout. Il a conçu une maison pour les besoins de ses habitants. J’aurai eu envie de m’y installer.

Dans le jardin, le miroir d’eau est un spectacle à lui tout seul. La villa se reflète exactement dans le canal qui le traverse. J’adore! Cela m’a paru presque irréel.

Les lignes droites des murs, leurs couleurs, les prouesses technologiques de cette maison, tout est étonnant, novateur. La rigueur du bâtiment ne nuit pas à son esthétisme. La maison est ouverte sur le jardin et il l’entoure avec bienveillance.

J’ai découvert l’architecture avec mes élèves lors d’ateliers animés par Jeanne Chausson. Depuis, je regarde les constructions d’un œil différent. J’en garde de très bons souvenirs. Nous avions travaillé sur les bâtiments de notre commune. Jeanne nous avait amené à découvrir ce qui était tout près de notre école. Une chapelle construite après la guerre 39/45 avait retenu son attention. J’y étais déjà entrée, j’aimais son atmosphère. Je ne m’étais jamais intéressée à son histoire.

J’aime visiter les villes, leur cathédrale, leurs monuments, marcher dans leurs rues. J’aime tout autant découvrir une chapelle perdue dans la campagne, un village blotti autour de son église. Découvrir comment vivent et ont vécu leurs habitants, c’est aussi comprendre le présent.

 

 

 

 

Un arbre, l’hiver.

Un arbre, l’hiver, c’est beau. Il découvre toute sa ramure, son ancrage dans le sol. Il paraît solide, indestructible. Et pourtant, il peut être fragile, être malade, abîmé par le temps. On l’oublie souvent, c’est un être vivant.

J’aime les arbres, tous les arbres. Ils ont été et restent une source d’inspiration pour mes créations textiles.

Commencée en 2024, une série « un arbre, quatre saisons » est en cours d’exécution. Même taille,  même tissu de fond, même forme d’arbre, seules les couleurs changeront. J’ai commencé par l’hiver.

Il y a quelques années, j’avais cousu un arbre en hiver. C’est une autre ambiance. J’ai repris la même technique pour le tronc de l’arbre , de petits rectangles cousus les uns à côté des autres avec des points avant. Pour le reste, tout a changé. Pourtant, je leur trouve un petit air de famille.

Un arbre, l’hiver, se découvre, se montre, il est tout nu. Je le trouve beau, magnifique. Les couleurs sont atténuées, les formes plus marquées.

Pour cette série « un arbre, quatre saisons », j’aime l’idée d’habiller mon arbre. Au printemps, il se couvrira de petites fleurs et de minuscules feuilles vertes. En été, les feuilles fonceront. En automne, elles deviendront jaune orangé avant de tomber.

J’ai commencé à travailler sur des séries l’an dernier en réalisant « Les gardiens de la Terre », trois arbres qui ont été exposés au salon Formes et Couleurs à Chartres l’an dernier. Pour 2025, je pense garder cette façon de faire. C’est très gratifiant, très motivant.

En ce début janvier, les arbres souffrent sous le vent, la pluie, le froid. Ils sont là, immobiles, font partie du paysage. On pourrait oublier que ce sont des êtres vivants qu’il faut protéger. En imaginant des arbres sur mes ouvrages, j’espère apporter ma pierre à leur protection et à leur respect.

 

2024, une année inoubliable!

Pour moi, l’année 2024 restera une année inoubliable, magique. Elle a été remplie d’expositions, de rencontres, de bonnes surprises.

Le mois de décembre est celui des bilans. On se retourne, on regarde sur ce qui s’est passé durant l’année écoulée. Parfois, on est surpris. C’est ce qui m’arrive aujourd’hui. 2024 est une année inoubliable.

En mars, le magazine de France Patchwork a publié un article sur mon travail. Isabelle Boitel a trouvé les mots justes, je me suis reconnue dans ce qu’elle a écrit. Elle avait aussi proposé des ouvrages à réaliser j’en avais écrit les tutos. J’espère qu’ils ont été utiles à toutes celles qui veulent oser l’Art Textile.

En juin, la bibliothèque de Tremblay-les-Villages a accueilli mes créations textiles dans sa toute nouvelle salle d’exposition. Puis, c’est à Cormainville que j’ai retrouvé Smaranda Bourgery pour une exposition d’ouvrages réalisés au fil du temps. C’était important d’être présente, c’était la dernière fois qu’elle organisait un événement d’Art Textile dans son village.

En Octobre, le salon Formes et Couleurs avait lieu à la Collégiale Saint-André à Chartres. J’y présentais une série de trois arbres « les gardiens de la Terre ». J’ai eu le bonheur immense de recevoir le prix Robert Aubry. J’étais déjà très heureuse de participer à ce salon, alors ce prix, c’était la cerise sur le gâteau, une reconnaissance de mon travail qui m’est allée droit au cœur.

En Novembre, c’est le village des métiers qui a ouvert ses portes pour une exposition inclusive. J’y ai participé avec enthousiasme.

En janvier, je ne savais pas que l’année 2024 allait être inoubliable, magique. Je vous en remercie!

Joyeux Noël et bonnes fêtes de fin d’année!

Préparer Noël.

Préparer Noël est une occupation très importante à la fin de l’année. Il faut s’organiser, ne pas se laisser dépasser par l’événement, choisir les décorations pour la maison, acheter les cadeaux pour chacun, prévoir les repas de fête.

Pour moi, Noël commence à me faire réfléchir dès le mois de novembre. C’est le moment de penser aux cartes que j’enverrai. J’en fais tous les ans et cela depuis très longtemps. Chaque année, la carte est différente. En 2023, j’avais cousu des cartes toutes bleues avec des sapins.

Certaines de mes amies ont, dans une boîte, une collection de mes cartes envoyées au fil des ans. Elles ne se connaissent pas, mais elles ont la même boîte et en parlent de la même façon. C’est très émouvant. C’est la preuve que c’est important pour elles et pour moi.

Des cartes, j’en ai fait beaucoup, depuis longtemps. J’aime les envoyer juste avant Noël. Une carte de vœux, c’est un signe, un petit message pour dire qu’on ne s’oublie pas, même si la vie nous a éloignés parfois.

   

 

 

 

 

 

 

 

Des sapins, des étoiles, des boules, parfois juste quelques fils entremêlés, pour créer une carte, il ne faut pas beaucoup de matériel, juste une idée et l’envie de dire qu’on ne s’oublie pas. Pour cette année, mes cartes sont prêtes à être envoyées. Je ne vous les montre pas, c’est une surprise pour ceux et celles qui les trouveront bientôt dans leur boîte aux lettres.

Préparer Noël est un moment important dans ces mois d’automne où le ciel est gris et le soleil absent. C’est se réconcilier avec la vie quand parfois elle nous malmène.

Le jardin sous la neige!

Le jardin sous la neige est magnifique! L’hiver est arrivé, il a neigé. Ce matin, tout brille, le soleil s’est montré et les paysages sont irréels.

Il y avait longtemps que la neige ne s’était invitée en novembre. D’un seul coup, tout est blanc. Je regarde le jardin de la fenêtre. Les arbres sont très beaux, les arbustes aussi. Sur la pelouse, on devine les traces du chat du voisin.

Un arbre a retenu mon attention, le figuier. Il n’a plus de feuilles depuis longtemps. La neige s’est installée sur ses branches. Il resplendit.

Cette année, au club de patchwork auquel j’appartiens nous travaillons sur les saisons. Chacune a le choix de faire ce qui lui plaît. Moi, bien sûr, j’ai décidé de coudre un arbre. Je viens de terminer mon panneau sur l’hiver. Ce n’est pas un arbre sous la neige, je n’y ai même pas pensé! Il est tout nu, sans feuilles, on ne voit que son tronc et ses branches.

Je trouve le jardin sous la neige, très beau, presque irréel. Je le regarde comme un spectacle. La neige, ce n’est pas mon truc. Elle aurait tendance à m’angoisser. En ce moment, elle disparaît et le paysage change doucement. Les arbustes se redressent, les feuilles du noisetier s’envolent, les oiseaux se montrent. La vie reprend son cours.

Bientôt, je sortirai de la maison, j’irai me promener dehors. Le froid ne me fait pas peur, j’ai appris à l’apprivoiser, à me couvrir et à profiter des bienfaits d’une sortie en hiver.

 

Une exposition inclusive.

Je participe à une exposition inclusive au village des métiers à Chartres. Elle n’est  pas ouverte au public, elle ne sera vue que par le personnel de l’entreprise. C’est une expérience nouvelle.

Je participe à la deuxième session de cette exposition. Le lieu est très clair, un long couloir blanc. C’est un lieu de passage et de détente pour le personnel. J’y retrouve des artistes que je connais, c’est sympathique, convivial.

J’y propose trois créations textiles: « Géométrie, « l’énergie de l’arbre » et « Rêves de fleurs ». Ce sont des œuvres que j’aime beaucoup. J’ai plaisir à les montrer.

Une exposition inclusive, c’est nouveau pour moi. L’expérience était tentante. Je ferai deux permanences. J’aime rencontrer les personnes, les écouter, leur parler de mon travail, échanger avec elles.

Il y a un temps de création, excitant et solitaire. Tous les jours ou presque, je réfléchis, je dessine, je choisis des tissus, des fils, je coupe, je couds, je brode, j’attache, je ficelle. Puis, vient le moment où il faut trouver des lieux d’exposition, monter des dossiers. Enfin, le moment que j’ai appris à aimer, l’exposition.

J’ai de la chance. Cette année, en juin, la bibliothèque de Tremblay-les-Villages (Eure et Loir) a organisé une exposition de mes créations textiles. En octobre, j’ai participé au salon formes et Couleurs à la Collégiale Saint André à Chartres (Eure et Loir). J’y ai reçu le prix Robert Aubry, j’étais très étonnée, ravie, heureuse. Ce fut un grand moment! Et maintenant, c’est l’exposition inclusive au village des métiers à Chartres. Que du bonheur!

 

 

Un salsifis en fleurs.

Avez-vous déjà vu un salsifis en fleurs? C’est étonnant, cela ressemble à une grosse fleur de pissenlit. On a envie de souffler dessus.

C’était au printemps, lors d’une visite des marais salants de Guérande. En attendant le guide, mon regard s’est attardé sur cette fleur étrange que je ne connaissais pas. Elle poussait le long d’une salorge, un hangar à sel.

Aujourd’hui, il fait gris, le brouillard ne s’est pas levé de la journée. Je suis enrhumée. Une mauvaise journée, quoi! En regardant des photos, j’ai retrouvé celles de notre séjour à La Turballe. Que du bonheur, de bons souvenirs! Il faisait beau, les paysages étaient superbes, la mer était tout à côté. Nous avons visité Nantes, marché sur la plage de La Baule, découvert les marais salants de Guérande et la Brière. Nous avons randonné sur les sentiers côtiers.

En revoyant cette photo, ce sont tous ces souvenirs qui sont revenus, qui m’ont fait oublié le temps gris de l’automne. Un salsifis en fleurs, c’est joyeux, pas banal, on pourrait ne pas le voir, le prendre pour une mauvaise herbe. J’aime beaucoup, lors de nos balades, découvrir des plantes, des fleurs que je ne connais pas. Autrefois, je cherchais leur nom  dans les livres. Maintenant, une photo, une application et hop! on a la réponse tout de suite.

Une photo, des souvenirs heureux , c’est une journée qui devient moins triste! Du coup, je supporte mieux le mauvais temps, la grisaille de ce mois de novembre.

Profiter des dernières roses du jardin est l’une de mes occupations préférées en ce moment. Il y en a peu, mais lorsque l’une d’elles se montre, je la cueille en bouton pour en profiter dans la maison. Il est important de ne pas se laisser aller à la mélancolie!