Une couronne de fleurs bleues.

Dans la maison, la couleur s’installe. L’arbre de Pâques est posé sur le buffet. Ces sont toujours les mêmes œufs  bleus qui le décorent, ceux teints il y a bien longtemps en Allemagne avec Barbara. C’est avec joie que je les retrouve.

Pour compléter la décoration, il y a des lapins en paille un peu partout et … une couronne de fleurs bleues.

Sur un fond fait de bandes de tissu bleu très clair, j’ai brodé en piqué libre une couronne de fleurs  puis,  à la main, j’ai ajouté des points de broderie pour donner du relief.

Accrocher un ouvrage pour compléter la décoration de la maison, c’est donner du sens au temps que je passe à coudre et à broder. C’est profiter du bonheur de créer, c’est aussi le partager.

 

Les bourgeons de marronnier s’ouvrent.

Les bourgeons de marronnier s’ouvrent. Des feuilles apparaissent, elles se déplient lentement. C’est la magie du printemps!!!

Pendant longtemps, j’ai attendu ce moment. Je le guettais. Trouver des branches de marronnier avec des bourgeons bien gonflés, prêts à s’ouvrir, en cueillir quelques-unes. Puis, les mettre en vase pour montrer, expliquer comment, dans ce bourgeon si petit, était cachée une feuille.  J’ai aimé ces instants, j’ai aimé les partager.

Maintenant, je ne cueille plus de branches, plus besoin. Je surveille pourtant toujours les marronniers. Ce sont eux qui me disent que le printemps arrive!!!

Broder des lettres, une aventure?

Broder des lettres, c’est toujours une aventure. Maintenant, personne ne brode son linge. Alors pourquoi broder des lettres sinon pour le plaisir. Broder notre initiale, celles d’un être cher, ou tout simplement  une lettre qui nous parle, qu’on aime bien ? Peu importe, l’important est ailleurs.

Moi, j’aime beaucoup les lettres majuscules. Elles sont majestueuses, parfois compliquées, sophistiquées. J’aime les tracer sur le papier, les décorer. J’aime aussi les broder.

Mais que faire de ces broderies? Les abandonner dans ma boîte à ouvrages, pas possible! Alors, il faut imaginer une histoire autour de ces lettres brodées. Les assembler, ajouter d’autres tissus, d’autre broderies.

Après avoir brodé  deux lettres un T et un R, j’ai cherché des tissus, trouver des fils, des perles. Une aventure était en marche. J’ai cousu, plissé, brodé, attaché. un ouvrage est né. Les lettres brodées avaient une histoire!

Qui brode des lettres aujourd’hui? Moi de temps en temps , et vous peut-être?

Que faire des serviettes de ma grand-mère?

Que faire des serviettes  que ma grand-mère avait brodées? Les utiliser comme linge de table, ce n’était pas possible. Les conserver dans l’armoire, pas possible non plus. Et pourtant, je n’ai pas envie de m’en séparer. Une solution, les transformer!

Je les ai beaucoup regardées, observées.  Les lettres , les bordures , même les coins étaient brodés. J’ai découpé des rectangles, ne gardant que l’essentiel à mes yeux. J’ai cherché des tissus unis assortis et j’ai aussi découpé des rectangles.

J’ai posé, superposé, déplacé les rectangles de tissus. Trouver la bonne composition n’était pas facile. Sur un tissu blanc, j’ai collé tous les morceaux de tissu. On retrouve les serviettes, leur tissu, les broderies de ma grand-mère. Rien ne se perd, tout se transforme!

Les serviettes de ma grand-mère ont une deuxième vie!!! Elles ne seront pas abandonnées au fond d’une armoire. Elles sont la mémoire du passé, et ainsi présentées restent actuelles aujourd’hui.

 

Les chatons découvrent le monde…

Les chatons découvrent le monde. A travers la fenêtre, ils regardent, ils observent. Ils sont encore trop petits, ils ne sont pas autorisés à aller dehors.

Alors, ils passent du temps devant la fenêtre. Ils voient la neige et ses flocons, la pluie et ses gouttes qui s’écrasent sur la vitre, les oiseaux qui s’approchent, les mouches , les papillons, plus loin le bassin , les buissons… Ils auraient envie d’aller dans le jardin, de découvrir le monde.

Les chatons ont envie de quitter le confort de la maison, de partir à la découverte, de faire de nouvelles expériences. Bientôt? peut-être! Il faut attendre le printemps, a dit leur maîtresse.

Et le printemps, c’est bientôt?

Des roses en hiver, du bonheur!

Des roses en hiver, c’est du bonheur, c’est toujours magique, c’est de la joie qui entre dans la maison.

Il y a le vase, posé sur la table ou sur le coin du buffet.  Il y a aussi les ouvrages que l’on crée au hasard des tissus qu’on rencontre.

Dans un lot de tissus précieux, j’ai trouvé des imprimés, dont un avec des roses. Ces roses m’ont inspiré ce tableau.

Sur un feutre de laine grise, j’ai appliqué des rectangles découpés dans les coupons proposés. Puis, j’ai brodé et couché des fils tout autour. Il fallait que cela tienne!!!  Un joli encadrement argenté a donné la touche finale. J’adore cet ouvrage!

C’est toujours un peu compliqué de travailler avec des tissus précieux. Ils glissent, ils n’ont pas de tenue. Mais il faut persévérer, et des ouvrages magnifiques apparaissent sous nos mains. Et un ouvrage que l’on aime, c’est du bonheur toute l’année!

 

Un invité de marque au restaurant du jardin.

Un invité de marque s’est invité depuis quelques jours au restaurant du jardin. Au milieu des mésanges, des merles et des rouges-gorges, il vient picorer dans les boules de graisse.

Un pic épeiche a pris l’habitude de venir manger. Il s’installe, lui d’habitude si craintif. C’est le miracle des jours de neige. Observer les oiseaux est plus facile, les photographier aussi.

La neige fondra, et les oiseaux viendront encore picorer les boules de graisse mais le pic épeiche ne s’attardera plus.

Le jardin de Marie-Rose.

Le jardin de Marie-Rose, c’était celui de ma grand-mère. Il était minuscule, on pouvait à peine y entrer, il n’était pas très accueillant, les plantes avaient des piquants, il ne fallait surtout pas y toucher. Et pourtant, que de souvenirs près de ce jardin !

Pour utiliser un fond de crazy que j’avais cousu comme essai d’une nouvelle technique, j’ai imaginé un jardin, tout petit comme celui de Marie-Rose. Quelques formes de tissu,  du  piqué libre,de la broderie, et des fleurs  sont apparues.

Ce jardin n’est pas celui de ma grand-mère. Il ne lui ressemble en rien, peut-être les couleurs et encore. Mais son ambiance  est la même!

 

Imaginer les fleurs, s’en inspirer…

Imaginer les fleurs, les inventer, les imiter, s’en inspirer, un vrai défi! J’aime le relever, surtout quand le ciel est gris et que la pluie s’invite un peu trop souvent.

Trouver des tissus pour créer un joli fond, chercher des matériaux pour inventer des fleurs qui n’existent pas, fouiller dans les fils à broder et à coucher. C’est déjà du bonheur.

Faire fondre du plastique, le modeler, trouver des solutions pour le faire  tenir. Coudre les tissus pour le fond de l’ouvrage. Agencer les fleurs, les tiges, les feuilles. Attacher, broder, coudre, les mains sont occupées, la tête aussi.  J’oublie l’hiver, le mauvais temps et la pluie.

 

L’hiver, la saison des rêves et des projets.

L’hiver, c’est la saison des rêves et des projets. Il fait  froid, il pleut souvent, beaucoup. Il est difficile de sortir. Au coin du feu, je regarde les photos des voyages de l’année passée, et je me souviens. Le Luberon,  Lisbonne, la côte normande et ses plages, la bambouseraie d’Anduze et ses magnifiques nénuphars. Que de souvenirs!!!

Je rêve, j’imagine, je fais des projets qui se réaliseront ou pas.

L’hiver, c’est la saison où je couds, je brode, j’invente , j’expérimente. De nouveaux ouvrages apparaissent. Préparer une exposition, participer à un concours, C’est prenant, j’oublie le temps, la pluie, le froid. Je m’évade. Tout va bien. Heureusement, de temps à autre, une randonnée, une visite d’exposition me font sortir et être dehors en hiver, c’est aussi agréable.

L’hiver, c’est la saison des projets de voyages, de randonnées. Lire un topoguide, un guide,  observer une carte, choisir une date, c’est déjà partir.

Et vous, que faites-vous en hiver?